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ma propre TOMBE

- extrait -
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BRUIRE

Au loin parfois
au milieu du silence
on entend soudain le pas

dans le gravier de quelqu’un

que l’on ne voit pas.

​

Ce dont je me souviens du De profundis :
Ecoute ma voix, du fond des ténèbres, écoute ma voix...

 

J’ai la mémoire vague.

Je marche à l’aveuglette.
Je suis descendu - j’ai descendu.

​

Du haut jusqu’au bas.

​

A la question de l’enfant :

Faut-il dormir beaucoup avant de mourir histoire de s’entraîner ?

Je ne sais pas quoi répondre.

septembre 2013, Le Non-Lieu
création de la forme lecture musicale 

 

mai 2016, La Condition Publique 

création de la forme théâtre pour oreilles

 

texte, musique, instruments et voix Frédéric Tentelier

​

durée 17 min

On me raconte un jour une anecdote marquante qui a été le point de départ de l’écriture de Ma propre tombe : des années avant leurs morts, deux vieux viennent fleurir à chaque Toussaint leurs propres tombes.

​

Puis le Non-Lieu m’invite à participer à une exposition au sein du cimetière de Roubaix. Le « personnage principal » devient le cimetière. L’organisation particulière du cimetière a inspiré le propos principal : c’est un lieu de passage de la vie à la mort, mais aussi une traversée urbaine. Hermès nous guide à travers le sol, les pierres tombales et les monuments funéraires. J’ai réalisé Ma propre tombe à partir de l’enregistrement d’une traversée de 17min du cimetière de Roubaix. Cet enregistrement a structuré toute la pièce : il n’y a pas de coupe, pas de montage. J’ai ajouté des prises de sons de travail de banjo et d’orgue enregistrées dans la cuve à eau souterraine du Non-Lieu. Au préalable, il faut pencher son corps, descendre des marches et tendre l’oreille.

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